13.10.2006
Feuilles mortes
C'est le début de l'automne et les feuilles tombent comme les souvenirs de déréliction sexuelle, Julie l'amour perdu est toujours aussi présente, Sonia la vacataire est tellement sensuelle, enfin Rachel la trublionne provocatrice de mes refoulements. Je doute que l'hiver soit réconfortant.
Néanmoins à ces heures où le désoeuvrement fait rage, je me plais à réconforter les ouailles, dans l'oubli de moi, en fournissant à la catéchèse locale quelques heures de présence bienveillante. Je m'enfonce alors dans une torpeur monotone où l'auto-satisfaction s'efface devant le plaisir de tendre au prieur éperdu une main consolatrice. Ce jour-là toutefois un visage et dois-je le dire, le maintient d'un corps, attira mon regard.
Puis-je? Dois-je céder à la culpabilité dans une débauche éffrénée, est-ce que ma fascination cachée pour Elvis Presley et son mode de vie doit ressurgir sur mon quotidien? La tourmente reste certainement une voie sans issue. Je dois reprendre contact avec Julie malgré l'avis de mon psy. J'ai l'intime conviction que la construction du bonheur est un chemin qui n'a rien à voir avec le mérite, mais avec l'exaspération sans limite des pulsions.
Etais-ce le minois d'un ange qui pointait sous le masque ridé de cette quarantenaire épuisée par une vie de renoncement, ou simplement la perspective d'un rut en bonne et dûe forme dans le débarras du fond qui faisait remonter la sève dans mes articulations fourbues par les gammes? Je ne tiens pas compte de la vendeuse de chaussures qui tient mon gros orteil dans le but de faire entrer un chausson qui ne tiendrait point à son vertige de célébrité. Ce serait l'effet monotone d'une soubrette inconnue dévisageant son idole. Le plaisir de ces quelques naïves me laissait toujours un gout amer. J'aurais aimé lui laisser le meilleur de moi dans l'ourlet de son intimité, aussi subtil que la réminiscence d'un rêve brouillé.
Sais-tu seulement, suffragette de l'extase, combien me hanta la multitude de tes semblables pendant cet adagio à Bayreuth, ou dans l'angle mort d'un orgasme? Je suis peu de choses à présent, entre tes doigts usés par de trop fréquentes ablutions. Ce geste impie serait-il la réminiscence d'un passé dissolu oblitéré de ton histoire, ou un geste d'amour véritable émané de l'expérience? Que nenni, je n'ai plus que ta tendre disparition dans les voluptes d'une dame blanche, simple phasme de mes branches de secours. L'émotion tardive d'une puberté déréalisante n'acceptant que les fantasmes constructeurs d'un monde romantique, carapace des atrocités banales. C'est dans mes premières masturbations du no man's land sexuel parental que je pris conscience de mon amour pour l'interdit.
Je jouis, et tandis que me traverse la vision d'un porc dans l'enclos sécurisé de tes ancêtres, le prêtre prononce l'oraison qui achève la séance. Tu t'en iras, vierge de tout soupçon.
07:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, journal intime
10.10.2006
Miami Vice (concert à Miami)
16:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime
03.10.2006
la chevauchée des Walkyries
Arrivée devant la porte de son appartement, Rachel me prit par le bras et m'embrassa goulûment. Si mon excitation était un peu retombée durant le trajet, à cause de sa conduite sportive qui me donnait envie de vomir, là, elle était revenue à son plus haut point.
Je l'avais rencontrée lors d'une soirée qu'un ami avait organisée. Je l'avais tout de suite remarquée car elle restait dans son coin, ne parlant à personne. Elle était brune, assez grande et très jolie. Lors de cette soirée, elle portait une jupe arrivant au niveau du genou et un petit haut assez mignon. Sa tenue mettait en valeur ses formes, mais n'était tout de même pas trop sexy. Elle avait l'air d'une fille simple, comme je les appréciais. Quoique Sonia n'était pas une fille simple et je l'appréciais énormément. Bref elle me plaisait même si je ne savais pas vraiment pourquoi.
J'étais allé l'aborder car moi aussi je m'ennuyais fermement dans cette fête, où les discussions se résumaient à des banalités et où le champagne et les toasts au caviar se faisaient de plus en plus rare. Nous nous étions rapidement plu car nous avions le même avis sur le buffet et les voitures de luxe. Après quelques verres et des discussions animées sur différents sujets, elle m'avait invité chez elle pour, j'avais cru comprendre, me montrer sa collection de disques de jazz.
Une fois entré chez elle, je pus découvrir un appartement décoré avec goût mais pas trace de collection de quoique ce soit.
Rachel interrompit alors mes analyses de détective privé débutant :
- Je vais prendre une petite douche, tu patientes dans le salon?
- Pas de problème répondis-je, tout en m'asseyant sur le canapé faisant face à la télévision éteinte, une image de Julie apparut à l'écran, elle dansait nue dans un aquarium entourée de piranhas munis de phallus surdimensionnés fredonnant l'air de la chevauchée des Walkyries.
Après quelques instants d'hallucinations intenses, je me précipitai vers la cuisine afin de chercher de quoi boire et oublier. Trois grandes rasades de Jack Daniel's plus tard je me rassis dans le salon.
J'entendis alors Rachel qui me parlait depuis la salle de bain :
- Tu peux te servir à boire si tu veux, il y a du jus d'orange au frigo.
- D'accord, répondis-je, un peu amusé. Tu en as encore pour longtemps ?
- Non, je me sèche et j'arrive.
Quelques instants plus tard, elle arriva en peignoir dans le salon. Ses cheveux encore mouillés étaient désorganisés et ondulaient d'une manière délicieuse.
Elle s'assit ensuite à côté de moi, et me murmura à l'oreille :
- Va prendre une petite douche, je veux que tu sois tout propre pour moi. Et de toute façon, j'ai quelques affaires à préparer.
- Quelles affaires ?
- Ne sois pas curieux, tu verras bien de quoi je parle, le moment venu.
Puis elle m'embrassa pour couper court à toute contestation. Je me dirigeai vers la salle de bain, tout en me demandant de quelles "affaires" Rachel voulait parler. Ca devait être des affaires de filles, et de toute façon, me dis-je, je le saurai bien assez tôt.
Juste avant que je ferme la porte de la salle de bains, j'entendis mon hôte me dire :
- Dès que tu as fini, tu me rejoins... nu !
Puis je la vis rentrer dans sa chambre, un sourire coquin sur les lèvres.
Cette dernière invitation m'avait excité au plus haut point et sous la douche, j'eus quelques difficultés à ne pas me masturber. Je me mis alors à réfléchir, si tu te tripote maintenant est-ce que tu tiendras la distance tout à l'heure. Bordel pense à ta réputation.
Donc, comme l'avait demandé Rachel, après m'être séché, je la rejoignis dans la chambre nu comme un ver.
En entrant dans la pièce, je vis la jeune fille assise sur le lit, en train visiblement de m'attendre. Elle était habillée de sous-vêtements de couleur noire. Le soutien-gorge était pigeonnant et mettait très bien en valeur sa jolie poitrine. En bas, elle portait ... elle ne portait rien.
Comme je l'avais deviné lors de notre rencontre, Rachel avait de jolies fesses rebondies, qu'on avait envie de toucher, tripoter, malaxer, caresser, lécher, mordre, titiller, machouiller, petouner, caliner, cajoler, prendre, bousculer, tapoter, écarter, enfoncer, tordre, tirer, monter, tambouriner, attrapper, ... enfin bref, elle avait des fesses magnifiques. Elle était d'ailleurs très bien équilibrée physiquement, car sa poitrine était aussi généreuse - mais pas non plus surdimensionnée - et on désirait ainsi faire les mêmes choses à ses ravissants seins qu'à ses belles fesses.
C'est alors que j'aperçus à la tête du lit, deux menottes attachées aux barreaux, qui vu le sourire de la demoiselle, devaient m'être réservées.
Je lui dis alors, en désignant les objets :
- C'est ça la surprise ?
- Oui. Pourquoi, tu es déçu ?
- Non, mais je n'ai pas trop l'habitude de ces trucs.
- Si ça ne te dit pas, tu peux partir me dit-elle d'un air coquin.
- Non, on va voir ce que ça donne, lui dis-je en lui rendant son sourire espiègle.
Rachel me prit alors par la main, me coucha sur le lit et attacha mes poignets aux menottes. Elle descendit ensuite à mes pieds pour m'attacher les chevilles au lit, cette fois à l'aide de deux écharpes en soie. Elle dégageait un extraordinaire équilibre entre la force et la délicatesse, une femme avec une main de fer dans un gant de velour, quoique la référence historique de cette expression commença à me faire débander, je repris le dessus en dirigeant ma mémoire vers les zones correspondantes à ma première rencontre avec les Penthouse magazine et bizarrement la filmographie de David Cronenberg.
La position dans laquelle elle m'avait placé était plutôt confortable : j'avais les bras et les jambes écartés et je ne pouvais pas bouger, mais ni les menottes, ni les écharpes ne me faisaient vraiment mal. J'étais par contre complètement à la merci de mon adorable bourreau, et cela m'excitait énormément
Elle se plaça sur le lit, au-dessus de moi, et commença à me caresser le torse, les bras, et arriva progressivement à mon entrejambe. Mais la coquine voulut faire durer le plaisir, ce fut donc après de longues minutes de douces caresses qu'elle atteignit ma verge, qui n'en pouvait plus de ne pas être sollicitée.
Elle commençait à doucement me branler quand elle me dit :
- Tu t'épiles le sexe ?
- Ben oui, j'ai vu ça dans un film.
- Ca m'excite !!!
Elle prit alors mon pénis dans sa bouche. Elle suçait de manière divine. Elle faisait aller et venir sa langue sur tout le long de ma verge pour ensuite la mettre entièrement dans sa bouche. Rachel n'hésitait pas non plus à toucher et caresser mes testicules épilées. Ce qu'elle me faisait était tout simplement merveilleux.
Pendant tout ce temps, bien sûr, j'étais dans l'incapacité de bouger, et c'est donc de manière totalement passive que je la voyais s'occuper de mon corps et de mon sexe. Je regardais mon pénis se faire sucer, lécher, aspirer par la bouche magique de Rachel et mes tétons subir le même sort. La domination qu'elle exerçait sur moi, entravé sur ce lit, amplifiait encore mon excitation, et donc après quelques minutes de ce terrible traitement, j'éjaculais. La bouche remplit de douce sève mon amante s'en aperçut immédiatement . C'est alors que je fermais les yeux, c'était ce que j'appelais l'effet "deepthroat", une grande lassitude s'emparait inexorablement de tout mon corps en entendant au loin :
- Tu peux pas me laisser comme ça ?!!!
Désolé ma belle mais on est tous victimes de sa biologie.
17:40 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : littérature, érotique, ecriture, journal intime
21.08.2006
retour de vacances
18:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, musique
06.06.2006
à trois
Le réveil est difficile, mon érection matinale absente me signale que je n'ais presque pas dormi.
J'ai passé la nuit à faire un rêve où Julie vient se substituer, d'un tour de tête, à la fille de charme gracieusement envoyée par mon agent.
Au début la fille de joie vient s'assoir prés de moi faisant glisser sa culotte d'un geste empreint de délicatesse et de fraîcheur. Son sexe dissimulé sous une toison fournie, jouant avec ses poils et se caressant le sein de l'autre main, je commence à gonfler de désir.
Tout d'un coup elle tourne la tête et le visage de Julie apparaît.
Je souffre de l'effroyable persistance mentale de Julie dans mon inconscient. Dure journée en perspective.
21:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.05.2006
Je te sens vibrer (suite)
Le concert avait été fabuleux. Mon agent est aux anges et je suis seul dans ma chambre depuis trois quart d'heure, entouré de bouquets de roses. Je suis en train de m'endormir en pensant à Sonia finalement, c'est étonnant, d'habitude c'est Julie. Pourtant c'est clair, Sonia c'est le sexe, Julie c'est autre chose.
La porte s'ouvre.
J'allais oublier mon ange gardien d'agent, et son cadeau comme il m'a dit.
Quelques instant après l'entrée du cadeau, je sens une main se poser sur le bas de mes fesses. Ne voyant pas de réaction de ma part, cette délicate main ce glisse tant bien que mal dans mon pantalon afin de me caresser . Je ne sais pas si c′est à cause de la surprise ou a cause de l′excitation que ça me procure, mais je ne peux rien dire et je me laisse faire en tortillant du cul.
20:50 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.05.2006
Je te sens vibrer

17:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.05.2006
Refrain
Je dois l' appeler et lui expliquer. Deux semaines de jambe en l'air avec Sonia et je pense de plus en plus à Julie. J'ai l'impression de culpabiliser, j'appelle Sonia et ce petit manège est fini, ensuite je prends un nouveau psy.
- Allô ! Sonia ?
- Oh! André, ma petite musaraigne. Je t'attendais depuis un moment, dit-elle langoureusement.
- C'est à dire que... enfin, je...
- Ton coup de fil d'hier soir m'a laissée sur ma faim, et est-ce que ta répétition c'est bien passée?
Surtout je lui dis .
- C'est à dire, heu... trés bien. Et merde, me-dis je, le plus sourdement possible au fond de ma tête de baiseur obsessionnel .
- J'ai dû me finir toute seule après que tu as raccroché si rapidement .Je préfère quand on jouit ensemble. Je t'attends ce soir, à vingt heures.
- OhhK, à toute à l'heure. Oui, je t'embrasse.
Double merde, d'abord le psy, ensuite je lui dis.
21:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.05.2006
La valse

Julie ton abscence est intolérable. Je bois, je me pousse aux vices, reviens. Sonia elle est sensuelle et directe, c'était bon, mais Julie pourtant, je bois. J'appelle Sonia elle ne répond pas, c'est normal, cette fellation ne nous engage à rien, je bois. Aprés tout je ne me suis pas donné trop de mal, et Julie elle est partie, je bois. Sonia et plus simple, un bureau, un fauteuil, un canapé, un tapis. Julie, sur la fin, nos relations sexuelle étaient rares.Un dernier verre.
02:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.05.2006
Le quart d'heure américain
Affalé sur le fauteuil de l'ingénieur son, la journée finie, je jouis simplement de mon temps en appréciant la gymnastique buccale de Sonia avec mes organes génitaux. Rien à voir avec Julie, mais quand même, une densité de chair dans les lèvres et une façon de faire semblant de s'intéresser à la musique tout bonnement typique d'une fille qui sait ce qu'elle veut et avec qui elle le veut, une femme capable de bâtir une société matriarcale parfaite, la recherche de soi dans le sexe de l'autre. De digression en digression, et devant la faiblesse subite de mon érection à l'apparition mentale de Julie dans les bras d'un Jules, je plonge tête la première dans l'expérimentation d'une technique de cunnilingus digne d'une souris de laboratoire. Sonia heureuse de me trouver aussi altruiste me gratifie d'un petit "mon musaraigne" semblant, si j'ai bien compris, faire référence aux terriers dans lesquels je me loge.
22:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.05.2006
Rendez-vous
"my hearth will go on" s'échappe du téléphone portable posé sur la table basse du salon. Je l'entend depuis la salle de bain et à moitié nu, je me précipite pour répondre, c'est peut-être Julie prise de remord et déçue de la forme de notre rupture qui décide de m'appeler pour s'excuser et vite me sauter dans les bras. Je décroche.
- allo, c'est Hervé !
Merde mon agent
-André, t'es à la bourre, on enregistre t'as oublié ou quoi ? dit-il toujours aussi enjoué et plein d'élan comme s'il venait juste de tirer le meilleur coup de sa vie.
-Oui je sais, mais en ce moment, je suis un peu, enfin...
-Aller un peu de nerf, tu oublie cette salope de mannequin rachitique, et je passe te prendre dans une demi-heure je serais avec Sonia une amie de ma femme, complètement boulversante, à de suite !
Quel con il va encore essayer de me filer une de ces poufs siliconnées, il a toujours pas compris que je préfére les petits nichons, et que j'en ai rien à foutre des branlettes espagnoles. Enfin ça m'évitera peut-être de penser à Julie et me permettra de composer un peu plus. Vite un peu d'after shave et des capotes.
09:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.05.2006
Réveil
10h30, je me tourne dans le lit et personne, armé d'une bonne érection, je regrette l'absence de Julie qui aurait su tirer le meilleur de moi à ce moment de la journée. Je décide de me débrouiller seul, ça fait bientôt un mois que ma main droite n'a pas touché un archet, mais elle est toujours aussi efficace dés que des images de Julie réapparaissent. Je la vois nue avec ses fesses, petites et rebondies, se tourner dans le lit et me sourire avant de glisser sa main dans mon entrejambe à la recherche de la virilité matinale. Oh Julie oh!ah!OHHHH!!!juuu!!ohhh!!!
une giclée de sève chaude retombe sur mon ventre. Je suis bon pour la douche.
13:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
La panne
Aujourd'hui je n'arrive plus à composer, Mozart ne m'inspire plus, c'est dur et je sais d'où cela vient. L'image persistante de Julie hante ma vie. Ces baisers si tendres et si doux qui ne sont maintenant qu'une douleureuse sensation d'absence. Mes nuits deviennent une lente agonie sans son corps chaud et désirable. La musique de mon coeur aussi intolérable que mes érections matinales et solitaires.
00:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.05.2006
Hello world !!!
VIVE LA MUSIQUE CLASSIQUE !!!
23:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


